Le genre Vanda rassemble environ quatre-vingts espèces d’Asie tropicale, de l’Himalaya à l’Indonésie et au nord de l’Australie. Ce sont des épiphytes qui poussent en plein soleil filtré, sur les branches hautes des arbres. Leur nom vient du sanskrit et désigne une plante qui vit sur une autre.
L’espèce la plus célèbre, Vanda coerulea, pousse dans les montagnes de l’Assam et de Birmanie. Ses fleurs bleu lavande, une couleur rarissime chez les orchidées, en ont fait l’une des plus convoitées par les collectionneurs du XIXᵉ siècle.
Pour qui ? Les grands vandas botaniques sont des plantes de serre : l’American Orchid Society les déconseille même en appartement, faute de lumière et d’humidité suffisantes. Les vandas vendus en vase de verre sont des hybrides plus compacts, qui réussissent dans une véranda ou devant une baie vitrée très lumineuse.
Des racines à l’air libre
Le vanda ne pousse pas dans un substrat : il est souvent vendu racines nues, dans un grand vase en verre ou un panier ajouré. Ses racines épaisses, couvertes de velamen, doivent sécher entre deux arrosages.
La méthode la plus simple en appartement :
- Chaque jour en été, tous les deux ou trois jours en hiver, remplissez le vase d’eau tiède peu calcaire, ou plongez les racines dans une bassine.
- Laissez tremper 15 à 30 minutes, jusqu’à ce que les racines virent du gris au vert.
- Videz entièrement le vase : les racines ne doivent jamais rester dans l’eau.
Ajoutez un peu d’engrais pour orchidées à l’eau de trempage une fois par semaine pendant la croissance.
Lumière et chaleur
C’est l’orchidée qui demande le plus de lumière : placez-la devant la fenêtre la plus lumineuse, au sud derrière un voilage léger, ou dans une véranda. Le manque de lumière est la première cause d’absence de floraison. Elle aime la chaleur toute l’année et une humidité élevée : une salle de bains très lumineuse lui convient bien.
Bien soigné, un vanda peut fleurir deux ou trois fois par an, chaque floraison durant plusieurs semaines.



