Le phalaenopsis, qu’on appelle aussi orchidée papillon, vient des forêts humides d’Asie du Sud-Est, de l’Himalaya oriental aux Philippines. Il y pousse accroché aux branches des arbres, à l’ombre légère du feuillage : c’est une plante épiphyte, qui ne vit pas dans la terre. Tout ce qu’il demande en appartement découle de là.
La lumière
Il aime la lumière, pas le soleil. Une fenêtre orientée à l’est ou à l’ouest lui convient parfaitement. Au sud, tirez un voilage aux heures chaudes, sinon les feuilles jaunissent puis brûlent. Au nord, il survit mais refleurit rarement.
Des feuilles vert foncé et molles signalent un manque de lumière ; des feuilles vert jaune, parfois tachées, un excès.
L’arrosage
C’est l’erreur la plus fréquente : on arrose trop. Les racines doivent sécher entre deux arrosages, puis être bien mouillées.
- Regardez les racines à travers le pot transparent : quand elles passent du vert au gris argenté, il est temps.
- Plongez le pot une dizaine de minutes dans une eau peu calcaire (eau de pluie, eau filtrée ou eau minérale peu minéralisée) à température ambiante.
- Laissez bien égoutter. Il ne doit jamais rester d’eau au fond du cache-pot.
En été, cela revient à un trempage par semaine environ ; en hiver, tous les dix à quinze jours. Évitez de laisser de l’eau stagner au cœur de la plante, entre les feuilles : elle y fait pourrir le bourgeon.
La température
Entre 18 et 25 °C, le phalaenopsis est à son aise toute l’année : la température d’un appartement lui convient. Il craint les courants d’air froid, la proximité d’un radiateur et les vitres glacées en hiver.
Pour déclencher une nouvelle floraison, quelques semaines de nuits plus fraîches, autour de 16 à 18 °C, donnent souvent de bons résultats à l’automne : une chambre peu chauffée fait l’affaire.
L’humidité
Dans son milieu d’origine, l’air est très humide. En appartement, surtout l’hiver avec le chauffage, posez le pot sur un plateau garni de billes d’argile ou de gravier, que vous maintenez humides sans que le fond du pot trempe dans l’eau. Une brumisation légère du feuillage le matin est possible, en évitant les fleurs.
Le rempotage
Tous les deux ou trois ans, après la floraison, ou quand le substrat se décompose, rempotez :
- dans un substrat spécial orchidées, à base d’écorce de pin, jamais dans du terreau ;
- dans un pot à peine plus grand, de préférence transparent : les racines du phalaenopsis participent à la photosynthèse, et cela permet de surveiller l’arrosage ;
- en coupant les racines creuses ou noircies avec un outil propre.
Arrosez peu pendant les deux semaines qui suivent, le temps que les racines abîmées cicatrisent.
L’engrais
Pendant la croissance, du printemps à l’automne, ajoutez un engrais pour orchidées à l’eau d’un arrosage sur deux ou trois, à la dose indiquée ou un peu moins. Inutile d’en donner à une plante en fleur ou qui vient d’être rempotée.
Après la floraison, ne jetez pas la plante : c’est une vivace, qui peut refleurir des années. Où couper la hampe et comment provoquer une nouvelle floraison : voir les questions fréquentes.




