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Belle Orchidée

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Les espèces d’orchidées

Pas de longue liste de noms latins ici : seulement ce qui fait l’originalité de cette immense famille, et les quelques genres que l’on rencontre chez les fleuristes.

Fleur rose pâle de Cattleya jongheana
Photo Naoki Takebayashi, CC BY-SA 4.0

Une famille immense

Les orchidées forment la famille des Orchidacées (Orchidaceae). Selon les botanistes et les révisions de la classification, on y compte de 25 000 à 30 000 espèces réparties dans quelque 750 à 900 genres. C’est l’une des deux plus grandes familles de plantes à fleurs, au coude à coude avec celle des marguerites, les Astéracées. Il faut y ajouter plus de 100 000 hybrides créés par les horticulteurs depuis le XIXᵉ siècle.

On en trouve sur tous les continents sauf l’Antarctique, et dans presque tous les milieux, à l’exception des déserts les plus secs. La plus grande diversité se trouve dans les forêts tropicales humides d’Amérique du Sud et d’Asie du Sud-Est.

Le nom vient du grec orkhis, qui signifie « testicule » : il évoque la forme des deux tubercules arrondis de certaines orchidées terrestres d’Europe.

Ce qui fait une orchidée

Malgré leur diversité, les orchidées partagent quelques caractères qui permettent de les reconnaître :

  • trois sépales et trois pétales, dont l’un, le labelle, est très différent des autres : c’est souvent la partie la plus colorée et la plus spectaculaire de la fleur, qui sert de piste d’atterrissage aux insectes ;
  • les organes mâles et femelles sont soudés en une seule pièce, la colonne (ou gynostème), au centre de la fleur ;
  • le pollen est groupé en petites masses, les pollinies, que l’insecte emporte d’un bloc ;
  • des graines minuscules, comme de la poussière, produites par milliers voire par millions dans chaque fruit. Presque sans réserves, elles ne germent dans la nature qu’en s’associant à un champignon.

Épiphytes ou terrestres

La plupart des orchidées tropicales sont épiphytes : elles vivent accrochées aux branches des arbres, sans les parasiter, et puisent l’eau et les minéraux dans la pluie et les débris qui s’accumulent autour de leurs racines. Celles-ci sont souvent couvertes d’un tissu spongieux, le velamen, capable de capter l’humidité de l’air. Beaucoup ont des tiges renflées, les pseudobulbes, qui stockent l’eau pendant la saison sèche.

Les orchidées d’Europe, dont environ 160 espèces poussent à l’état sauvage en France, sont au contraire terrestres : elles vivent dans le sol, souvent grâce à des tubercules.

Les grands genres cultivés

Voici les orchidées que l’on trouve le plus facilement chez les fleuristes et les jardineries, chacune avec sa fiche :

  • Phalaenopsis, l’orchidée papillon : la plus vendue et la plus facile, idéale en appartement ;
  • Cattleya : grandes fleurs souvent parfumées, au labelle frisé ;
  • Cymbidium : longues hampes de fleurs cireuses, qui aime la fraîcheur ;
  • Dendrobium : un genre immense, aux exigences variées ;
  • Paphiopedilum, le sabot de Vénus des fleuristes : un labelle en forme de petite poche ;
  • Oncidium et cambria : des fleurs en nuées, souvent jaunes et brunes ;
  • Vanda : des fleurs spectaculaires, parfois bleues, et des racines à l’air libre.

Une famille récente et très spécialisée

Beaucoup d’orchidées entretiennent des relations étroites avec un insecte pollinisateur bien précis, qu’elles attirent par leur couleur, leur parfum, ou même par la ruse : certaines imitent une femelle d’insecte pour attirer les mâles. C’est en observant ces mécanismes que Charles Darwin a publié en 1862 un livre entier sur la fécondation des orchidées, l’un des premiers grands ouvrages après L’Origine des espèces.

Cette spécialisation fait aussi leur fragilité : quand leur milieu change ou que leur pollinisateur disparaît, elles disparaissent avec lui. C’est pourquoi toutes les orchidées sauvages sont protégées par la convention de Washington (CITES), qui encadre leur commerce international.

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  2. Orchidées sauvages

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  3. L’histoire

    Des chasseurs d’orchidées du XIXᵉ siècle à la fleur de supermarché, en passant par la convention de Washington.

Sources