Les Paphiopedilum poussent en Asie tropicale, de l’Inde aux Philippines, le plus souvent au sol, dans l’humus des sous-bois ou dans les fentes des rochers calcaires. On en connaît une centaine d’espèces, et des milliers d’hybrides. Toutes les espèces sauvages sont inscrites à l’annexe I de la convention de Washington (CITES), qui interdit leur commerce international : les plantes vendues sont issues de culture. Leur nom évoque Paphos, ville de Chypre consacrée à Aphrodite, et pedilon, la sandale : c’est le « soulier de Vénus ».
À ne pas confondre avec le sabot de Vénus d’Europe, Cypripedium calceolus, une orchidée sauvage rare et strictement protégée en France. Voir les orchidées sauvages de France.
Une orchidée sans réserves
Le paphiopedilum n’a pas de pseudobulbes pour stocker l’eau. Il ne supporte donc pas de sécher complètement : gardez le substrat légèrement humide en permanence, en arrosant à peu près une fois par semaine, sans laisser d’eau au cœur de la rosette de feuilles.
Lumière et température
C’est l’une des orchidées qui demandent le moins de lumière : une fenêtre orientée au nord ou à l’est convient, jamais de soleil direct.
Un repère simple pour la température :
- les espèces à feuilles marbrées de vert clair et foncé aiment la chaleur, 18 à 25 °C ;
- les espèces à feuilles unies vertes préfèrent la fraîcheur, avec des nuits autour de 13 à 16 °C, qui favorisent la floraison.
Rempotage
Chaque année ou tous les deux ans, après la floraison, dans un mélange fin d’écorce, de perlite et un peu de sphaigne. Les racines sont fragiles : manipulez-les avec douceur. Après la floraison, coupez la tige florale à la base ; une nouvelle pousse fleurira l’année suivante.



